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Posté le 24 Mai, 2017 dans Affaires européennes, Articles de presse, Billets d'actualité, Communiqués, Éducation, Enseignement supérieur et Recherche, Erasmus, Slider | 0 comments

Erasmus+ : une mobilité bénéfique pour les jeunes et pour l’économie

Erasmus+ : une mobilité bénéfique pour les jeunes et pour l’économie

 

Je vous propose de retrouver ci-dessous la tribune que j’ai écrite pour le Cercle Erasmus, en ma qualité membre du cercle Erasmus de l’Agence Erasmus+ France / Education et Formation.

 

Début avril, un sujet d’un journal télévisé présentait des élèves de bac professionnel agricole écoutant un viticulteur allemand qui leur expliquait une technique de taille. De retour dans leur lycée, ils partagent avec d’autres les fruits de cette expérience de mobilité.

En quelques images, tout est dit : la démocratisation du dispositif Erasmus+, la rencontre culturelle, la découverte de nouveaux espaces, de nouvelles pratiques professionnelles, le goût de la mobilité.

Dès lors, nous pouvons nous questionner sur comment ce dispositif peut-il développer de nouvelles compétences et l’employabilité, notamment en ouvrant à l’esprit d’entreprise ?

L’Europe traverse une période de crise de l’emploi et les jeunes ne sont pas épargnés par ce phénomène, au contraire. Le taux de chômage moyen des jeunes de 15 à 24 ans était l’an dernier de 47,4% en Grèce, 37,8% en Italie, 24,6% en France ou encore 18,8% en Suède. Excepté en Allemagne, tous les pays de l’UE sont au-dessus des 10%. Dès lors, il faut par tous les moyens développer la formation, les compétences, dans un esprit de construction de la citoyenneté européenne, car la crise de l’emploi créé, souvent, un repli identitaire.

Erasmus+ constitue, face à ce défi de l’emploi, un dispositif à développer. Sur la période 2014-2020 nous devons permettre davantage de mobilité, valider davantage de projets. Cela passe par une meilleure connaissance du dispositif, mais aussi par une démocratisation. La France réussit cet effort de démocratisation, notamment grâce à une hausse des budgets. Sur cette période de 6 ans, l’enveloppe budgétaire disponible pour l’éducation et la formation dans le cadre d’Erasmus+ en France sera de 1,2 milliard d’euros. En 2015, la France était le premier pays d’envoi d’étudiants via Erasmus+ et en 2016, en France, 63 476 personnes ont bénéficié d’une mobilité d’études ou de stage en Europe ou hors Europe. Par ailleurs, Erasmus+ s’adresse aussi aux apprentis avec pour objectif d’ici 2020 de financer la mobilité  de 650 000 apprentis et jeunes européens en formation professionnelle ou encore la mise en œuvre de 25 000 projets de coopération dans les secteurs de l’éducation et de la formation à travers toute l’Europe.

Cette réussite d’Erasmus+ dans notre pays s’inscrit dans un contexte général de politique en faveur de la jeunesse. Au niveau européen, la Garantie pour la jeunesse est un engagement pris par l’ensemble des pays de l’UE de veiller à ce que tous les jeunes âgés de moins de 25 ans puissent bénéficier d’une offre d’emploi de qualité, d’une formation continue, d’un apprentissage, ou d’un stage. Depuis 2014, plus de 15 millions de jeunes européens ont bénéficié de ces dispositifs. En France, la Garantie jeune offre un accompagnement personnalisé à plus de 100 000 jeunes fragiles économiquement et professionnellement. Ce dispositif s’applique à l’ensemble du territoire depuis 2017, après une période de tests. De plus, la reconnaissance des compétences acquises par les apprentissages non formels et informels progresse, afin de valoriser pour chacun les expériences qu’il a pu avoir.

Enfin, cette réussite s’inscrit également dans un contexte de relance économique par l’investissement productif. Le Plan d’investissement pour l’Europe, aussi appelé « Plan Juncker », prévoit au moins 315 milliards d’euros d’investissement entre 2015 et 2017. Par ailleurs, le Programme Horizon 2020 de financement de la recherche et de l’innovation de l’UE est doté de près de 80 milliards d’euros. Il soutient notamment les technologies du futur, la mobilité des chercheurs et l’innovation industrielle.

Ainsi, nous pouvons constater une cohérence de la politique européenne sur la formation, la mobilité et l’investissement qui crée un contexte général d’employabilité qui redonne confiance à la jeunesse, tant pour son épanouissement dans son pays que dans son avenir en Europe.

L’élection présidentielle de mai 2017 a confirmé l’attachement de la France au projet européen. Le rôle de notre pays sera de lever, à travers les projets comme Erasmus, toute réticence à l’idée de la construction d’une identité européenne ; l’ouvrage est immense car il se fera dans un contexte de Brexit et de montée des nationalismes. Tous les mécanismes déjà décrits de croissance et de citoyenneté devront l’emporter.

 

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