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Posté le 13 Sep, 2016 dans Affaires européennes, Billets d'actualité, Éducation, Erasmus, Slider | 0 comments

Les progressistes européens réunis à Paris pour l’avenir de la jeunesse

Les progressistes européens réunis à Paris pour l’avenir de la jeunesse

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Lundi 12 et mardi 13 septembre 2016, les présidents des groupes socialistes et sociaux-démocrates des parlements nationaux de l’Union européenne étaient invités à Paris afin d’échanger et de coordonner les positions des progressistes en Europe. Bruno Le Roux, président du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain à l’Assemblée nationale, avait souhaité que cette conférence s’intéresse tout particulièrement à la question de la jeunesse. Dans ce cadre, j’avais été chargée de coordonner une réflexion pour une initiative en faveur de la jeunesse en Europe.

Cette confiance accordée par mes collègues députés m’a honorée. Pendant plusieurs mois, j’ai consulté et auditionné des experts et des représentants des organisations de jeunesse afin de pouvoir produire la déclaration présentée aux président-e-s des groupes parlementaires nationaux à Paris. En province, à l’Assemblée et à Bruxelles, j’ai échangé à la fois avec les acteurs des politiques de jeunesse en Europe, mais également avec des jeunes directement. Ce travail s’est inscrit dans la continuité de mon activité parlementaire depuis 2012, ayant déjà rédigé un rapport sur la démocratisation d’Erasmus, un autre sur la validation des acquis informels et non-formels et récemment un rapport pour observation sur le volet Europe du projet de loi « égalité et citoyenneté ».

Le texte que j’ai soumis à la discussion proposait d’être ambitieux et d’accélérer l’accès à la mobilité. Nous avons ainsi imaginé que chaque jeune se verrait remettre à son entrée dans l’enseignement secondaire, ou au plus tard à 15 ans, un « passeport européen pour la mobilité ». A chaque étape de son parcours de citoyen européen, chaque jeune pourrait se prévaloir de certains droits qui résulteraient de ce passeport. Tout d’abord, la possibilité de partir dans un pays de l’Union pour tout jeune dès le collège, afin de comprendre au plus vite les réalités et atouts qui façonnent notre continent, et qui nous rassemblent. Ensuite, la possibilité de s’engager dans un service civique ou un volontariat dans un pays de l’UE. Enfin, l’accès à des dispositifs d’aide à la formation et à la recherche d’emplois en Europe.

La déclaration pour un « passeport européen pour la mobilité des jeunes » a été adoptée le 13 septembre par les représentants présents, venus de 12 pays membres de l’Union européenne. Je salue cette adoption et je me réjouis que le texte que j’ai présenté ait servi de base à des échanges constructifs et volontaristes. Plusieurs pays dont l’Italie, la Grèce ou encore la Belgique, ont en effet souhaité que nous allions encore plus loin pour la mobilité des jeunes, ce qui nous permet d’espérer que ce sujet soit pleinement investi dans d’autres Etats. La France a fait de la jeunesse une priorité du quinquennat et nous avons agi pour les jeunes dans de nombreux domaines. Les efforts doivent être poursuivis, ici comme ailleurs, et le texte adopté par les progressistes européens le 13 septembre a vocation à pouvoir être transposé en droit européen.

 

Lien vers :

– le discours de cloture par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale

– la déclaration commune des présidents des groupes socialistes et sociaux-démocrates de l’Union européenne, afin de mieux comprendre la cadre de la démarche

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